Désordre alimentaire

Qu’est-ce qu’un désordre alimentaire ?

Trouble du comportement alimentaires (TCA), boulimie compulsionnelle ou compulsive, syndrome d’hyperphagie incontrôlée, hyperphagie alimentaire, anorexie…

On estime que le désordre alimentaire touche 7 femmes et 1 homme, sur mille. Les raisons sont complexes et liées à notre relation plutôt curieuse et ambivalente à la nourriture.

Littéralement, un désordre alimentaire est l’action de manger, ou de ne pas manger, en réponse à un sentiment douloureux. A défaut d’un traitement approprié ce trouble peu s’amplifier et persister tout au long d’une vie.

Les désordres alimentaires les plus courants sont :

  • L’anorexie
  • La boulimie
  • L’hyperphagie compulsive (ou compulsionnelle)

Ce trouble est-il très répandu ?

Les experts ne sont pas certains sur la quantité de personnes atteintes d’un trouble de la nutrition ; en partie parce que celles-ci tendent à être discrètes. Egalement parce que la définition précise du désordre alimentaire tend à varier d’une personne à une autre, d’un expert à un autre et même d’un pays à un autre.

Malheureusement de plus en plus de personnes sont concernées par ce phénomène et on estime aujourd’hui à environ 10 % le nombre de personnes atteintes de TCA. Il s’agit à 90% de femmes et le phénomène est en progression auprès de la population masculine.

En France, l’étendue du problème est telle, que chaque médecin généraliste est sans doute susceptible de compter parmi ses patients un ou deux anorexiques et pas moins de 18 boulimiques.

Pourtant, en raison de la nature secrète de ces conditions, la plupart des généralistes n’identifient pas toutes ces personnes comme ayant des troubles de la nutrition. Certains racontent même qu’il n’ont jamais reçu aucune personne dans leur cabinet venant se plaindre de boulimie.

Parallèlement à la boulimie et à l’anorexie se trouve l’hyperphagie compulsionnelle (ou syndrome d’hyperphagie incontrôlée. En anglais : Binge eating disorder). Celle-ci est également classée parmi les troubles de l’alimentation, mais peu d’études ont été réalisées sur des patients qui en sont atteints.

Cependant, dans les cas d’hyperphagies ou de boulimie, les patients (qui sont la plupart du temps en excès de poids) consultent leur médecin le plus souvent à la recherche d’un conseil de régime que d’une thérapie pouvant traiter l’origine de leur problème…

Un message confus au sujet de la nourriture.

Lors d’une récente conférence internationale, un des intervenant déclara que « la majorité des femmes ont une relation duale avec la nourriture« . Bien que ceci semble une déclaration plutôt simpliste, la plupart des femmes dans l’assistance ont cependant acquiescé.

Une grande quantité de femmes adultes ont des relations « d’amour-haine » avec leur nourriture. En outre, beaucoup d’entre elles parviennent (tout à fait involontairement) à transmettre à leurs enfants un message ambigu au sujet de la nourriture.
En d’autres termes, elle cèdent au plaisir mais se punissent en le faisant. On entend souvent une phrase du type « Je ne devrais pas… mais ça à l’air tellement bon ! »

Hommes et Femmes

Quand on parle de désordre nutritionnel, nous avons donc tendance à penser au féminin. Mais il est important de préciser qu’une minorité de personne victime de ce trouble, sont des hommes.

Il a même été constaté que 25% de ces hommes appartenaient à la communauté homosexuelle et que pour la plupart, ce problème était le résultat d’un environnement agressif durant leurs études.

Une thérapie peut-elle résoudre l’hyperphagie convulsive ?

En fait, au cours des dernières années, la thérapie comportementale et cognitive (TCC) s’est avérée utile. En particulier dans le traitement des boulimies et hyperphagies nerveuses.

Durant une TCC, la personne frappée de troubles de la nutrition est encouragée à aborder la question comportemental – de ce fait, elle est invitée à manger régulièrement, à ne s’interdire aucune nourriture – mais à se concentrer également sur les origines psychologiques de son comportement.

Car il est plus facile de contrôler les sentiments que la faim. Par exemple, si une personne mange parce qu’elle est malheureuse, il faudra l’encourager à refuser l’idée que manger la rend heureuse et à chercher une autre forme de réconfort n’incluant pas la nourriture.

Il existe un grand nombre d’excellents livres, écrits par des praticiens de la TCC qui sont une aide précieuse pour les boulimiques et hyperphages.

Pourquoi tant de personnes sont touchées par ce désordre de nutrition ?

Une des premières raisons semble être le manque d’auto-estime. Il est presque certain que ces désordres apparaissent lorsque l’adolescent se persuade qu’une meilleure apparence l’aiderait à se sentir plus confiant en lui même.

Il y a également une question de contrôle : Si l’adolescent est intimidé, ou même plus simplement, élevé dans un environnement autoritaire ou stricte, il peut facilement estimer que tous les autres peuvent le commander.

Pour parer à cela, ils cherchent une manière d’exercer un réel contrôle d’eux-même. Et bon nombre d’entre eux choisissent d’avoir le contrôle final de leurs propres corps en régulant strictement leur comportement alimentaire.

Ce sentiment de puissance peut être enivrant – au moins au début – et après avoir connu ce genre de «d’expérience excitante », la plupart des jeunes sont peu disposés à l’abandonner.

Une autre cause de troubles de la nutrition est assurément la pression médiatique à un moment où un jeune se sent vulnérable et maladroit. Il existe également une prédisposition génétique qui influe sur le fait que certaines personnes sont plus sujets que d’autres à être victimes de troubles de la nutrition.

Malheureusement, quelques jeunes sont victimes d’événements traumatiques, tels que violences ou abus sexuels, durant leurs premières années –  il existe des preuves substantielles que de tels événements peuvent déclencher des désordres alimentaires.

En outre, les familles où les attentes scolaires sont élevées, sont des environnement bien connus susceptibles d’engendrer l’apparition de troubles de la nutrition.

En conclusion, beaucoup de jeunes femmes entre 14 et 25 ans, développent un trouble de la nutrition quand elles sont soumises à des efforts scolaires ou universitaires, mais également incertaines de leur orientation ou attraction sexuelle.

Il est cependant important de noter que les troubles de la nutrition ne sont pas le privilège unique des jeunes et que des adultes peuvent aussi souffrir de ce genre de désordre psychologique.

Exercices excessifs

Dans le cas de quelques jeunes – notamment les hommes – le désordre est centré sur l’exercice excessif plutôt que sur la nourriture. En effet beaucoup d’entres-eux sont de nos jours « dépendants » à l’exercice physique.

À première vue un programme d’exercice physique intensif pourra sembler tout à fait normal. De telle sorte que ses amis, parents ou médecins seront peu susceptibles de détecter le problème jusqu’à ce qu’il apparaisse totalement hors de contrôle.

Mais quelques médecins, au courant de ce genre de syndrome en particulier, sont susceptibles de le repérer quand un patient se présente régulièrement avec des blessures de sport.

Voir aussi :

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